Un peu d’histoire, l’ostéopathie…

D’où vient-elle?

Andrew Tallor Still

L’ostéopathie est une discipline assez récente. Elle a été créée, aux Etats-Unis, le 22 juin 1874 par Andrew Taylor Still. Ce médecin cherche et expérimente sur lui-même le moyen de soulager certains de ses maux autrement que par l’approche médicale classique.

 

De ses recherches se dégageront 3 grands principes qui définissent l’ostéopathie aujourd’hui :​

  • Le principe de globalité du corps humain
  • Les liens étroits entre la structure et la fonction
  • Le principe d’auto-guérison du corps humain

 

Ces principes généraux sont très ancrés dans les formations contemporaines et sont encore présents dans les esprits des praticiens. Ils permettent de bien comprendre que lorsqu’une partie du corps est atteinte, cela se répercute sur le reste de l’organisme. Par exemple, une entorse, une carie ou autre peut engendrer des maux de dos, de bassin, de genoux…

Plusieurs de ses disciples seront également connus et permettront à la profession d’évoluer. On peut citer tout d’abord: William Garner Sutherland qui concentra ses recherches sur le crâne. Il y a également eu le britannique John Martin Littlejohn qui créa la première école d’ostéopathie en Angleterre et ainsi, permit à cette discipline de traverser l’océan Atlantique.

Depuis, la façon de traiter les patients a encore évoluée et plusieurs courants se sont formés au sein des différentes formations (certaines privilégient le crâne comme dans les principes de Sutherland, d’autres, l’axe de la colonne, on appelle cela le cranio-sacré…).

 

Les différents traitements :

Il y a 3 grandes façons de traiter en ostéopathie, en théorie chaque ostéopathe est formé aux 3. En pratique, les écoles ont toutes des préférences et axeront la formation en insistant plus sur leur méthode fétiche (généralement fonctionnel ou structurel).

 

  • Le traitement fonctionnel, appelé aussi tissulaire, fascia… : c’est la méthode que je pratique essentiellement. Elle permet en allant en profondeur, aux tissus de se relâcher, de se réorganiser, de retirer les tensions. J’insiste sur le fait que doux ne veut pas dire que la méthode n’est pas efficace. Certains traitement s’effectuent très en profondeur, cela permet de retirer des tensions parfois ancrées depuis longtemps. Cela induit aussi dans certains cas une grande fatigue (qui ne dure pas plus d’un ou 2 jours) chez le patient.

  • Le traitement structurel ou articulaire : c’est le très connu « crac », il s’agit de ici de sentir les tensions au sein de certains espaces. Le praticien va alors induire un étirement dans les tissus de façon très rapide et c’est cet étirement qui va permettre aux tissus de se réorganiser et ainsi au corps de se rééquilibrer. Le « crac » n’est pas systématique et n’est pas le signe absolu que la technique a fonctionné (on se fait bien « craquer » les phalanges, pourtant le bénéfice thérapeutique est assez limité).

  • Les traitements myotensifs : il s’agit ici de faire contracter un muscle présentant des tensions dans un axe précis, afin qu’au relâchement de celui-ci les tensions disparaissent peu à peu.

 

Concrètement l’ostéopathie, c’est quoi ?

 

L’ostéopathie est une pratique manuelle qui s’intéresse à l’ensemble du corps humain.

Elle vise à identifier les restrictions de mobilités (qu’on peut imager par la présence de « tensions ») sur l’ensemble du corps. En levant ces restrictions de mobilité, il permet de rétablir un certain équilibre corporel.

 

Qui est concerné ?

Tout le monde peut consulter un ostéopathe. Chaque individu, à tout âge de sa vie, peut y trouver un intérêt, soit pour un symptôme ou trouble en place, soit à titre préventif.

 

Quand consulter?

La raison la plus évidente: quand vous avez mal. Généralement, les personnes consultent, car une douleur les handicape depuis plusieurs semaines voir mois. Dans bien des cas, si la douleur n’évolue pas au bout de quelques jours, soit elle ne passera pas, soit ce sera au prix de compensation au sein de votre corps. Dans les 2 cas, une consultation est utile.

Les patients n’y pensent pas assez souvent, mais consulter en prévention apporte aussi de nombreux bénéfices. Cela permet de devancer l’apparition des douleurs, que le corps se tienne mieux, d’être plus mobile…. En moyenne, 1 à 2 consultations par an suffisent et permettent d’ancrer les bénéfices sur le long terme.

 

Pourquoi consulter?

Pour de nombreuses raisons ! Je vous invite à lire la page traitant des motifs de consultation afin d’en savoir plus. Les articles proposent également des compléments d’information.

 

Les motifs de Consultation